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Météorite Gibeon tranche 228 grammes

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Tranche révélant la nature météoritique du fer grâce aux figures de Widmanstätten après une attaqe à l’acide.

La météorite Gibeon a été découverte en 1836 en Namibie. Sidérite fine octahédrite IVA. Le météore est arrivé sous un angle de 30° ne créant ainsi aucun cratère, 26 tonnes ont été récupérés sur une large aire de distribution. 

Météorite NWA 5192 main mass de 6,53 kilos

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Voici la masse principale (main mass) NWA 5192, une de mes premières acquisitions, une belle chondrite de 6530 grammes découverte au Maroc en 2006. Elle est classée L4-5 S3 W4 pour un TKW de 51 kilos. Une pièce majeure de ma collection.

Brèches d’impacts

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Brèches d’impacts Rochechouart : 2 de type Chassenon, 1 Champagnac granit rose choqué avec veines pseudotachylites

Aux environs de Rochechouart (haute-vienne) et Chassenon (Charente) affleurent des roches dont l’origine longtemps mystérieuse et âprement discutée par les géologues, a été élucidée en 1967 par le professeur François Kraut. Ces pierres particulières appelées « brèches » sont les témoins de l’impact d’une des quinze plus grosses météorites tombées sur notre globe. Elles ont attiré à Rochechouart des spécialistes de la NASA lors de la préparation des missions APOLLO ainsi que des scientifiques du monde entier. Victime de sa propre énergie la météorite s’est sublimée au moment de l’impact. Sous l’effet du choc le socle cristallin a été fracturé, pulvérisé ou partiellement fondu par l’intense chaleur dégagée. L’explosion a éjecté et dispersé des débris rocheux de toutes tailles autour du cratère. La forme du cratère n’est plus directement perceptible : son relief a été profondément érodé. Cependant la répartition et les caractéristiques des lambeaux de brèches épargnés par l’érosion témoignent incontestablement de l’ampleur du phénomène qui s’est produit il y a 214 millions d’années environ. Toute vie a été rayée dans un rayon de 200 km par la conjugaison de plusieurs phénomènes : effet de souffle, émission de vapeurs, nuées ardentes, séismes,… Les brèches ressemblent à du béton : elles sont constituées de débris pierreux de taille variable liés par un ciment (ou matrice) d’origine naturelle, emprisonnant parfois des bulles. Il y a plusieurs type de brèches : type Babaudus à fort taux de fusion, type Chassenon à éléments de verre, type Montoume riche en verres, type Rochechouart sans verre on y distngue des fragments anguleux de gneiss (roches foliées), les cônes de percussions (shatter cones)…

Quelques chiffres : (d’après Ph. Lambert – 1974) Diamètre de la météorite : 1,5 km. Masse de la météorites : 6 milliards de tonnes. Densité : 3,4. Point d’impact : 4 km à l’ouest de Rochechouart.  Energie libérée au moment du choc : 14 millions de fois celle de la bombe d’Hiroshima. Temps de compression : 1/20 000 000 s.  Temps de creusement du cratère : 42 sec. Profondeur du cratère transitoire : environ 6 km. Diamètre du cratère : environ 20 km. Volume du socle vaporisé : 13 km cube. Volume du socle fondu : 66 km cube. Epaisseur maximum des brèches : 300 mètres.

Impactite de Sääksjärvi en Finlande : type suévite (61°24′N, 22°24′E)

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Le cratère fait 5km de diamètre et est submergé par un lac comme schéma suivant :

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L’âge de la structure d’impact est estimé à 560 millions d’années. Les impactites se trouvent au sud-ouest du cratère ce qui confirme son origine extraterrestre.

Impactite de Paasselkä :

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Le cratère d’impact de Paasselkä (62°9′N, 29°23′E) est le 2ème plus gros cratère de Finlande avec un diamètre de 10 km. L’âge de la structure est estimé à 1,885 milliards d’années, cette brèche d’impact se compose de clastes de granit choqué, micaschiste et autres grès.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires sur mon blog, faîtes-moi part des éventuelles erreurs pour que je les rectifie au plus vite, merci.

Météorite martienne (shergottite) NWA 4783 1,53 grs

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Les météorites apportent un rêve inaccessible, lorsqu’on tient dans ses mains un morceau d’étoile ou un morceau de planète, on se rapproche d’elles et on se sent plus proche de ces lieux si lointain.

Météorites martienne type Shergottite NWA 4783 de 1,53 grammes.

Trouvée en Algérie en 2007, TKW : 120 grammes

Cette météorite a parcouru (au minimum) la distance Terre Mars qui est comprise entre 56 à 400 millions de kilomètres. Cette distance varie à cause de l’excentricité de l’orbite de Mars par rapport à celui de la terre. L’inclinaison des pôles joue un rôle important, exemple : sur terre quand c’est l’été dans l’hémisphère nord, le pôle nord est tourné vers le soleil. Sur Mars, nous approchons de la fin de l’été dans l’hémisphère nord et le soleil est pratiquement déjà au dessus de l’équateur.

NWA 5950 CV3 de 21 grammes

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Voilà une belle tranche de NWA 5950 de 21,4 grammes, une carbonée avec agglomérat de chondres, magnifique chondres et CAI’s. CV, type chondrite de Vigarano : la météorite de Vigarano (Emilie, Italie) tombée le 22 janvier 1910 sous forme de 2 fragments, un de 11,5 kg et l’autre 4,5 kg.

La grosse tâche blanche est une inclusion dite CAl’s (pour Calcium-Aluminium-rich inclusions), Ces condensats ( produit d’une condensation) se sont formés dans la nébuleuse présolaire primitive lors du refroidissement des gaz présents et sont considerés comme les premiers solides de notre systeme solaire. Les plus anciens objets du système solaire, les CAI’s, ont un âge qui varie entre 4567 et 4569 millions d’années, cet âge est considéré à l’heure actuelle  comme étant celui de l’âge du système solaire. Par contre les chondres ferromagnésiens semblent plus jeune avec un âge variant entre 4564 et 4566 millions d’années. Les chondres se seraient formé environ 2 millions d’années après les inclusions alumino-calciques.

NWA non classées chondrites de 4,93 kilos, 2,54 kilos et 1,97 kilos

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De gauche à droite :

Voilà une de mes pièces préférée, une chondrite présentant des regmaglyptes (empreinte de pouces), pour un poids de 4930 grammes, très esthétique avec une forme agréable. 

Une de mes premières pierres céleste de 2540 grammes, avec croûte de fusion juste sur cette face, le caillou a été fracturé lors de son atterrissage.

Celle de 2 kilos présente une croûte de fusion entière avec une forme en pointe extra.

 

Sommes-nous poussières d’étoiles ?

 naissance du système solaire

Remontons le temps : quatorze milliards d’années, rien si ce n’est ce que les physiciens appellent les particules élémentaires, sans structure, sans architecture. Tout le long des ères, ces particules vont s’associer pour former des systèmes complexes. Ces nouvelles unités vont elles-mêmes se regrouper pour créer des systèmes plus évolués encore. Or plus un système est complexe plus il est capable d’agir sur son entourage. Exemple : nos corps sont constitués d’une centaine de milliards de milliards de milliards de particules élémentaires. Il y a les électrons, les quarks (unité fondamentale de la matière). Un millième de seconde après le début de l’univers, les quarks se combinent trois par trois pour donner des protons et des neutrons (c’est à dire les nucléons). A partir de cette synthèse des quarks, les nucléons sont des systèmes organisés, le premier chapitre de l’organisation de la matière est en marche. Qui dit matière dit force, force de gravité. Un millions d’années plus tard l’univers devient un laboratoire de gravité. L’univers se scinde et se fragmente, les galaxies se forment, d’immenses masses de matières se condensent et donnent naissances aux étoiles. La condensation de cette matière provoque un accroissement rapide de sa température. Les étoiles deviennent à leur tour des laboratoires, mais cette fois de physique nucléaire. Protons et neutrons se combinent pour donner des noyaux atomiques, ces noyaux formeront plus tard le coeur de tous les atomes familiers : le carbone, l’oxygène, le fer, le cuivre, l’or… il y en a une centaine. Au coeur des étoiles la température atteint des millions et même des milliards de degrés. Ces températures sont nécessaire pour que les noyaux se forment, et ces noyaux sont nécessaire pour que les molécules de notre corps existent. Voilà en quoi les étoiles et leurs propriétés extravagantes nous concernent. Tous les noyaux des atomes qui nous constituent ont été engendrés au centre d’étoiles mortes il y a plusieurs milliard d’annéees, bien avant la naissance du soleil. La matière de l’étoile est projetée après sa mort. Cet espace devient un gigantesque laboratoire gouverné par la force électromagnétique. Il s’y passe une activité fébrile. Les noyaux capturent des électrons pour devenir des atomes, les atomes s’associent entre eux pour devenir des molécules. Les molécules interstellaire sont très largement répandues dans notre univers, dans les grands nuages de matière qui traînent au long de notre Voie lactée, mais aussi au sein des galaxies voisines. En même temps que les molécules interstellaire, les premiers grains de poussière apparaissent dans les lambeaux de matière éjectée des étoiles mortes. Ce sont de petits corps solides aux dimensions microscopiques qui se répandent dans l’espace et obscurcissent de vastes régions du ciel. Plus tard, à l’occasion de la naissance d’une nouvelle étoile, ils vont s’associer pour former des planètes rocheuses, comme la terre. L’eau crée des conditions hautement favorable aux jeux des combinaisons atomiques et moléculaires. Dans l’océan primitif de la Terre, on verra apparaître, grâce à d’innombrables réactions chimiques, des molécules de plus en plus complexes. Certaines vont regrouper des centaines de milliers voire des millions d’atomes. Certaines molécules pourront se nourrir d’autres, se diviser pour se multiplier, d’autres encore stocker des informations complexes.Des molécules « spécialisées » vont se regrouper pour engendrer des cellules. Les premiers vivants sont là, dans l’océan primitif. Ils se meuvent, se nourrissent, se multiplient et transmettent à leurs enfants leurs caractères héréditaires. Cette recette sera à nouveau utilisée au niveau des cellules pour donner des êtres « pluricellulaires ». Les méduses en seront un premier résultat…

Hoba, un monstre de 66 tonnes

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Découverte en 1920, la météorite de Hoba a une dimension de 3 m sur 2.5 m et est composée de 82% de fer et de 16% de nickel,de cuivre,cobalt et chrome.
Sa masse est estimée à 66 tonnes.

N’ayant pu la sortir de terre, un amphithéatre a été construit autour du monstre.

Classée sidérite ataxite IVB, elle serait tombée il y a environ 50.000 ans en Namibie.

C’est la plus grosse météorite connue

Al haggounia 001 tranches et pierre de 5,6 kilos

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Les tâches blanches grises dans la matrice sont des chondres. Cette tranche fait 20 grammes

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Une pièce de 5,6 kilos de cette chondrite enstatite EL3, elle fut d’abords classée comme Aubrite puis reclassée EL3 pour plus d’explication Voici le lien d’un très intéressant article qui relâte les différentes aventures de cette chute, associée au paired le TKW est de 3 tonnes.

Une autre tranche de 29,3 grs complètement différente et pourtant c’est bien la même chute :

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Elle serait tombée il y a 23000 ans, sa terrestrialisation prouve bien son long séjour dans le sol et elle est classée W4.

Météorite Nantan 1,96 kilos

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La météorite Nantan a été découverte en 1958 dans la province chinoise de Guangxi. C’est une sidérite octaédrite reclassée récamment IAB MG pour une masse connue de 9 500 kg.

Voici celle de ma collection un objet céleste de presque 2 kilos

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